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Un séjour familial en Estrie

  • vybesmd
  • 21 janv. 2025
  • 8 min de lecture


Samedi dernier, nous étions invité à souper chez mon beau-frère, dans la magnifique région de l'Estrie, pour célébrer la fête de mon conjoint et celle de leur père.


Pour moi, avoir un souper à l'extérieur de la maison un samedi, surtout à environ 2h de route, veut dire que tout mon week-end tournera autour de cet évènement.

  • La journée du samedi sera consacrée à la préparation et à la planification  (douche, linge, jouets, collations, arrêts en route, etc.) ainsi qu'au voyagement.

  • Celle du dimanche, à tenter de recharger mes batteries internes, tout en gérant la fatigue de mon garçon, qui aura beaucoup moins dormi la nuit précédente, comme nous d'ailleurs.

Bref, la simple vue de ce genre d'évènement inscrit dans mon agenda me crée de l'anxiété. Ma réserve d'énergie sera vide avant même d'arriver à la fête. Comment puis-je entrevoir du plaisir dans ce qui s'en vient ?


Cette fois-ci, j'ai réussi à poser des petites actions, tout au long du séjour, qui m'ont permis d'avoir du plaisir, de l'énergie et même, de surmonter l'une de mes peurs.


Partir plus tôt

Quelques jours avant de partir, ma belle-sœur nous a envoyé un message pour nous proposer d'arriver un peu plus tôt afin que mon fils puisse aller glisser tout près de chez eux.

Sur le coup, j'ai trouvé que c'était une bonne idée. Mais, cela impliquait de repenser toute l'organisation. Ouf!

En plus, mon fils ayant un cours de patin en fin d'avant-midi, je trouvais que nous serions trop serré dans le temps. J'ai donc laissé sa proposition en suspens.

Puis, en regardant les prévisions météorologiques, j'ai remarqué qu'il annonçait des quantités de neige importantes dans notre région à compter du début de l'après-midi, ce qui pouvait compliquer les déplacements.

Que faire ?

Après discussions avec mon conjoint, plusieurs options s'offraient à nous :

  1. Aller au patin, revenir à la maison pour le diner et les derniers préparatifs, et partir en milieu d'après-midi. Ce que nous avions prévu initialement et qui fait en sorte que nous arrivions seulement pour le souper.

  2. Mon conjoint va au patin avec notre garçon, pendant que je passe à l'épicerie chercher des sandwich, que nous mangerons après le patin, directement à l'aréna, et partir immédiatement après. Ce qui nous permet d'arriver peut-être un peu avant le souper et d'avoir la possibilité de faire un petit coucou à l'extérieur.

  3. Proposer à notre garçon de ne pas aller au patin et d'aller faire des activités familiales extérieurs pendant l'après-midi.

Nous avons, tout d'abord, opté pour l'option 3, se disant que si notre fils tenait à aller à son cours de patin, nous allions partir ensuite, directement de l'aréna, soit l'option 2.

Après avoir changé plusieurs fois son fusil d'épaule (on comprend ici que c'est une expression! Pas besoin d'appeler la DPJ ;-) ), notre fils nous annonce sur le bord de la porte, près à partir pour le patin, qu'il ne veut pas y aller. Comme nous étions tous prêt, nous avons donc pris la route direction l'Estrie, à 10h le matin.


Quelle belle décision !

Nous sommes arrivés à destination, après un arrêt pour dîner à moitié chemin, vers 13h. Ce qui nous a donné amplement de temps pour profiter de l'extérieur et pour passer du temps avec ma belle-famille.


Surmonter ses peurs

Aussitôt arriver, nous n'avons pas tarder à mettre nos habits de neige pour sortir à l'extérieur. Nous nous sommes dirigés vers une grosse butte de neige, à environ 1km de la maison. Une distance parfaite pour que nous puissions y aller en marchant, sans trop s'épuiser. D'autant plus que le sentier que nous avons emprunté était majoritairement bordé d'arbres. :-)


L'excitation de mon fils était perceptible. Quel bonheur de voir son visage lorsqu'il glissait sur le "3 skis", avec son papa, son oncle ou tout seul. Ses yeux étaient ronds et pétillants. Son sourire fendu jusqu'au oreilles. Il avait beaucoup de plaisir, et moi aussi de le voir ainsi :-)


Puis, après quelques descentes, ma belle-sœur m'a convaincu d'en faire une avec elle. Pourquoi convaincu ?

Car j'avais peur. J'ai peur!

J'ai peur de la vitesse et des hauteurs.

Même en haut d'une mini pente, j'ai peur de perdre le contrôle (encore ce foutu contrôle ! hihi). Donc, la pente qui se présentait devant moi me paraissait immense !!

Mais, j'avoue que, à ce moment-là, voir mon conjoint, mon beau-frère, mon fils, ma belle-mère et toutes les autres personnes qui s'étaient donnés rendez-vous à cet endroit pour glisser, me procurait une certaine envie à l'intérieur de moi. Je les enviais de pouvoir s'amuser et avoir autant de plaisir à glisser sur la neige.

Ma belle-sœur n'a pas du insister bien longtemps. Je lui ai dit: "Ok, j'embarque !"

Toutefois, je tenais à partir, au plus haut, au milieu de la colline afin d'y aller à mon rythme et de faire un petit pas à la fois. ;-)

Ce que nous avons fait.

Je m'assoie dernière elle.

On dirait que le fait que je sois à l'arrière et non à l'avant me donne l'impression que je suis moins haute que la réalité. Peut-être aussi parce que je peux me cacher derrière le dos de la personne devant moi et moins voir en avant! Si je ne vois rien, il ne se passe rien. N'est-ce pas ? #not

Nous mettons nos jambes dans le traineau. On pousse un peu avec nos mains pour se donner un élan et, c'est parti!

Ahhhh! Je crie un peu mais pas trop longtemps, nous sommes déjà rendu en bas. Je dois avouer que c'était chouette et que j'ai encore tous mes morceaux! :-)

J'ai envie de pousser un peu plus loin ma peur. Voyons maintenant si je peux le faire seule, toujours à partir de la même place.

Je dépose mon traineau sur la neige, je m'assoie avec mes jambes à l'intérieur et, hop, je me donne une petite poussée. Je glisse et je vois maintenant où je vais! Je sens la peur monter en moi. Je parviens à la contrôler en me disant que tout se passe bien et que je commence à ralentir étant déjà rendu au bas de la pente. Je suis presque arrêtée, je suis en vie ! Je me jette sur le côté pour faire renverser le traineau et faire une roulade sur la neige. Je suis fière de moi ! J'ai réussi toute seule et j'ai même eu un peu de plaisir :-)


À peine de retour auprès de ma belle-famille après cette descente, que c'est au tour de mon conjoint de me proposer de faire une glissade avec lui. Toutefois, cette fois-ci, il veut qu'on aille complètement en haut de la montagne.

Oups! Je sens la peur me regagner. Je trouve que c'est vraiment très haut!

Plusieurs pensées se bousculent dans ma tête et dans mon corps. Mais, je décide de faire confiance à mon conjoint. Si mon fils de 4 ans peut descendre SEUL à cet endroit, j'imagine que je devrais être capable moi aussi de le faire. Il me donne le courage de me lancer.

C'est alors que je me dirige vers le haut, accompagné de mon conjoint et de mon fils. Ce dernier a décidé de nous suivre. Il veut faire parti de l'aventure "maman brave ses peurs" lui aussi !

Arrivée au sommet de la montagne, je suis prise d'un peu de vertige. C'est haut !

Je me ressaisi aussitôt en voyant la beauté du paysage.



Je n'ai pas fait une descente à partir du sommet, mais bien deux !

Oui, oui! Vous avez bien lu. :-)

Pendant la première, nous avons failli se retrouver quatre dans le traineau.

Une dame se tenait là, devant nous, nous montrant son dos. Par chance, mon conjoint qui se trouvait devant moi (on se rappelle pourquoi j'ai pris place derrière lui ? hihi), a freiné sec en sortant ses pieds. Sinon, nous nous dirigions directement sur la mère de famille qui regardait son conjoint et son enfant glissé, sans tenir compte que nous arrivions à tout allure. Oh le bel abat que nous aurions fait ! Il faut croire que mon conjoint à l'habitude des dalots et non des abats ;-)

Malgré que j'ai crié durant presque toute la première descente, cela ne m'a pas empêcher d'en refaire une autre, cette fois-ci seulement avec mon conjoint. J'ai déjà entendu dire que de crier nous aide à faire face à notre peur. Pour ma part, je sens que ça m'a aidé :-)


Cette activité extérieure m'a procuré beaucoup de plaisir, autant de voir les gens autour de moi s'amuser et être heureux, que seulement d'Être dans le moment présent.

Je ne peux pas dire que j'ai vaincu ma peur pour toujours. Cependant, je suis fière de l'avoir surmonté durant ce cours moment.


Plaisirs additionnels

Tout juste avant d'arriver à l'endroit où nous allions glisser, il y avait un petit sentier qui menait à une boutique dont le nom est l'Apothicaire (voir le lien dans mon Site Web, onglet Suggestions). C'est l'endroit où je commande la majorité des thés que je bois quotidiennement. Un incontournable pour moi! Je ne pouvais pas passer à côté sans y aller.

Ma belle-sœur m'a donc proposé de faire un petit détour, toutes les deux, après l'activité familiale. Ce que nous avons fait. J'ai pu sentir des nouveaux thés et en acheter quelques uns, tant qu'à être sur place.

Ensuite, nous nous sommes arrêtées au Café 1792. Nous avons pris, pour emporter, chacun un chai latté au lait d'avoine, que nous avons bu sur la route du retour, tout en papotant.

Un autre beau moment de plaisir dans ma journée.


Moment pour soi

Je suis une personne qui a besoin de temps seule. Être avec des personnes, pendant une courte ou une longue période, me gruge beaucoup de mon énergie, même si j'ai beaucoup de plaisir avec elles. C'est ainsi que je suis faite. J'apprends à accepter tranquillement ce fait.

Par conséquent, de retour chez mon beau-frère, je sentais le sentier tout près m'interpeller. J'avais besoin d'un moment avec moi-même, seulement pour ÊTRE et pour recharger mes batteries. J'ai donc pris la direction des arbres, malgré la pluie qui tombait de plus en plus. Après quelques mètres, je me suis assise sur le bord du petit chemin piétonnier, les jambes allongées au sol. J'ai regardé les arbres devant moi et la neige sous mes pieds. J'ai pris le temps de fermer les yeux et de prendre des respirations de façon naturelle. Je sentais la nature tout autour de moi. J'étais bien et enfin prête à aller me mettre au sec.



S'écouter donne de l'énergie

Le plaisir a été au rendez-vous pendant le souper et la soirée. J'ai jasé avec les autres, j'étais détenue.

Non seulement, la journée en plein air et le moment seule au retour m'ont procuré de la joie et de l'énergie en quantité plus que suffisante pour le reste de ma journée, cela m'a également permis d'être plus disposée pour la journée du lendemain.

Malgré tout attente, j'étais apte le dimanche à accepter une autre invitation pour l'anniversaire du fils de ma cousine.

Mon fils et lui aiment bien jouer ensemble quand ils se voient. Ils s'entendent très bien. Comme nous sommes arrivés en avant-midi à la maison, et que je sentais que j'avais encore un peu d'énergie, nous sommes partis mon fils et moi pour la fête. J'étais contente de voir les gens qui étaient présents et lui aussi, en plus d'être heureux de jouer avec son petit-petit cousin (de 2 ans plus vieux que lui hihi).

En bonus, à notre retour à la maison en fin d'après-midi, mon conjoint avait fait cuire quelques aliments pour la préparation de nos repas de la semaine.

Quel bonheur de commencer la semaine, avec un peu d'énergie, et des repas préparés. Malheureusement, souvent, je dois recharger mes batteries le lundi, car elles se sont vidés en entier durant le week-end et je dois penser aux repas de la semaine. Cette fois-ci la nouvelle semaine a débuté sur une note plus positive! :-)


En conclusion

Mon week-end, tel qu'il s'est passé, me fait réaliser qu'il existe plusieurs façons de penser à soi et de prendre soin de soi, peu importe ce que nous avons à l'horaire.

Il suffit de trouver celles qui nous correspondent :-)

Aussi, pourquoi s'entêter à organiser que des soupers alors qu'on peut prolonger les bons moments avec nos proches en faisant une activité ou tout simplement en débutant nos rencontres plus tôt dans la journée ?

Après tout, l'important, c'est de passer des bons moments de qualité ensemble.

N'est-ce pas ?




 
 
 

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